Festi jeunes 2007Christian DELORME, un prêtre contre le racisme
Christian Delorme est prêtre de l'ensemble paroissial Pierre Benite-Oullins, chargé des relations avec les musulmans au diocèse de Lyon. Depuis plus de 20 ans, il agit en non-violent sur la scène agitée des banlieues en difficulté et de l'intégration. Christian Delorme nous a aidé à voir d'abord le semblable en l'autre avant de voir les différences et à construire une société fraternelle.
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l'après-midi il a participé au forum interreligieux l'après-midi avec M. Mustapha Ellaoui, imam à Nancy, et M. Henri Chriqui, représentant de la communauté israélite d'Epinal Compte-rendu de Jean-Claude M.: Le Père Christian Delorme : « Il faut développer le désir d'entrer dans le paysage intérieur de l'autre » Zèbre hilare, le noir et le blanc, c'est le surnom scout de Christian Delorme, il en a fait son symbole dans sa lutte contre le racisme. Dès l'enfance il a vécu des différences qui l'ont fait souffrir : départ de son père ; malheureux à l'école malgré l'amour des sa mère et de sa grand-mère. Attentif aux bruits du monde, dans son quartier de la Guillottière en 1962 il souffre des injustices infligées aux maghrébins victimes des contrôles au faciès. Pour sortir de ce même cycle raciste en Amérique, le Pasteur Martin Luther King renverse les situations de violence et les remplace par la non violence. Ce modèle d'énergie puisée dans la personne du Christ conduit Christian Delorme à la prêtrise. Le concile Vatican II de 1962 à 1965, par l'apport des évêques de toute couleur, enracine l'Eglise de Rome dans sa dimension universelle. Le Père Delorme, «curé des Minguettes », nous fait vivre son expérience sur « l'étranger », l'autre, avec lequel nous avons toujours quelque chose en commun à partager. Par exemple, il explique sa dimension maghrébine par l'accueil trouvé dans cette famille algérienne de 11 enfants, dont il est devenu le 12e enfant : « nous sommes construits par les autres, on peut aider les gens par un sourire, par un regard ». Lorsque les différences sont affirmées, comme avec les asiatiques, elles sont plus faciles à accepter qu'avec des populations très voisines comme celles du Maghreb. Accepter l'autre dans sa différence : - c'est répondre à son besoin d'être écouté vraiment, sans faire autre chose en même temps. - c'est accepter l'autre tel qu'il est, avec ses différences irréductibles. - C'est aimer, répondre au besoin d'amour. La France pluriculturelle doit devenir une société centrée sur l'hospitalité : on accueille ceux qui viennent et l'on construit avec eux des règles de vie. Avec 1 personne sur 10 de confession musulmane les chrétiens se sentent fragilisés par le témoignage d'une foi plus vivante, plus affichée. Le dialogue interreligieux doit nous faire découvrir l'autre : ce qui le fait vivre, ce qui nous fait vivre. Là, nous découvrirons que tout être humain est à la fois semblable et différent. Pour aller plus loin Article ajouté le 2007-10-20 , consulté 327 fois CommentairesLiensRetour aux articles |