Jean-Baptiste HIBON, la force du témoignage !

Jean-Baptiste Hibon, lors de son intervention, il diffuse l'étonnement, le malaise, puis l'enthousiasme !

 

Jean-Baptiste Hibon est psychosociologue, thérapeute et formateur. Marié, père de famille, il devient handicapé moteur cérébral suite à une erreur médicale à sa naissance. Pendant longtemps, il refuse de se confronter à son handicap, ne pensant pas avoir un problème. C'est à l'adolescence qui choisit de s'accepter tel qu'il est. Il peut alors se lancer dans les études plus sereinement et dans de bonnes conditions. Malgré les difficultés auquel il est soumis de par sa « gueule » pas comme les autres, les moqueries, les regards apeurés, voir parfois agressifs, il avance avec obstination pour construire sa vie.

 Jean-Baptiste Hibon intervient auprès des jeunes pour transmettre des repères qui donnent sens à la vie. Il forme les acteurs du secteur médico-social à la problématique du handicap. Au sein de multinationales, il sensibilise des cadres dirigeants à l'accueil de l'autre dans sa diversité. Il espère aussi faire comprendre que les préjugés, quel qu'ils soient, ne pouvant pas être annulés, il est possible de les dépasser.

 Pour Jean-Baptiste Hibon, le secret du bonheur c'est réussir à intégrer sa fragilité à sa vie et se pardonner à soi-même ce qu'on est.


 

Jean-Baptiste HIBON a littéralement "skotché" tous les participants par la force de son propos, par son humour qui a fait hurler de rire la salle et par l'énergie de vie qui émane de lui. Merci Jean-Baptiste pour ces paroles qui résonnent encore en chacun !

 

Vous pouvez réécouter ou écouter le témoignage de Jean-Baptiste Hibon, en live

 

jean-Baptiste et son épouse, melheureusement, ont du repartir tôt... on aurait aimé poursuivre l'échange avec eux !

 

compte-rendu par Jean-Claude M.:

Jean-Baptiste Hibon : proclame le Christ Roi !

En voyant Jean-Baptiste Hibon, on comprend qu'il ait voulu rappeler cette fête, ce dimanche 25 novembre. Ce paradoxe de souffrance et d'énergie vitale, Jean-Baptiste l'exprime avec tout son être : handicapé par accident de naissance, il diffuse le malaise, la surprise, l'étonnement, puis l'enthousiasme par la pertinence et la vigueur de son témoignage :

« L'égalité des chances ? Cela n'existe pas ! Je suis bien placé pour le savoir. C'est une belle loi, mais dans la pratique c'est autre chose. Je préfère la diversité.

A 5 ans, je découvre ahuri mon handicap, la diversité est difficile à apprécier chez l'autre. Je refuse mon handicap jusqu'à l'adolescence. Je veux être comme tout le monde. Ma différence qui se voit est la porte d'entrée vers la diversité. L'autre qui nous construit est aussi en nous, à l'extérieur de nous et au fond de nous. »

La France a une  expérience forte du handicap avec les « gueules cassées » de la grande guerre. La première loi sur le handicap date de 1975.

 

Avant le handicap il y a l'être. Je ne suis pas différent, il y a une différence, je suis handicapé.

Psychosociologue, je travaille sur le comportement humain dans un petit groupe.

Thérapeute, je soigne. Guérir n'est pas de mon ressort.

Formateur en entreprise, mon handicap n'est plus un boulet, il est un qualificatif, une valeur ajoutée.

Nos préjugés : on n'y peut rien. Il faut en prendre conscience et essayer de les dépasser.

L'esprit humain a besoin de repères pour choisir, pour discriminer. L'homme ne peut accueillir l'autre que s'il est enraciné dans ses repères.

Quelles sont les raisons de cette différence ?

A un moment de notre histoire nous avons été le Numéro un. (A l'état de spermatozoïde : le meilleur féconde l'ovule).

Lorsqu'il vient au monde le nouveau né découvre qu'il y a d'autres numéros un. Cela génère une situation handicapante. Nous gardons en nous le potentiel de devenir le numéro un.  Nous voulons retrouver la première place :

-         soit en écrasant les autres.

-         soit en devenant meilleur par rapport à nous même.

L'Eglise invite l'homme à devenir meilleur par rapport à lui-même. Elle propose des sacrements, signes visibles de Dieu pour nous faire devenir meilleur par rapport à nous-mêmes. Par exemple le sacrement de réconciliation.

Pour aller plus loin :

 Ivre de joie ! souffrir ou renaître, Jean-Baptiste Hibon, Edition de l'Emmanuel, 2004

Pour le contacter :

 www.jean-baptiste-hibon.com



Article ajouté le 2007-10-20 , consulté 419 fois

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